En 1898, Louise Michel achève la rédaction de ses souvenirs sur la
Commune : " Ecrire ce livre, annonce-t-elle au lecteur, c'est revivre
les jours terribles où la liberté nous frôlant de son aile s'envola de
l'abattoir ; c'est rouvrir la fosse sanglante où, sous le dôme tragique
de l'incendie, s'endormit la Commune, belle pour ses noces avec la mort,
les noces rouges du martyre. [...] Dans cette grandeur terrible, pour
son courage à l'heure suprême lui seront pardonnés les scrupules, les
hésitations de son honnêteté profonde. " Quelque vingt-cinq années après
les événements, cette figure de la Commune de Paris n'a pas perdu sa
fougue. Dans ce récit passionné, elle raconte, jour après jour, les
épisodes de ce drame qui lui valurent d'être emprisonnée puis déportée
pendant près de dix ans en Nouvelle-Calédonie. La richesse et la
précision de ses informations font de ce texte un document exceptionnel
sur la Commune et ses acteurs. De plus, ses qualités stylistiques et la
force de son écriture élèvent ce témoignage émouvant au rang des grands
classiques de notre littérature politique.
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miércoles, 27 de noviembre de 2013
domingo, 17 de noviembre de 2013
Les Universités Populaires (1899-1914) - Lucien Mercier
« Né d’une thèse de 3e cycle soutenue
en 1979, le livre de Lucien Mercier comble une lacune dans l’historiographie
sociale de la France d’avant la Première Guerre mondiale. Celui qui était
intéressé par le phénomène U. P. Ne pouvait, jusqu’ici, que se reporter aux Cahiers
de la quinzaine qui avaient publié, à chaud, plusieurs études sur le sujet.
Masi nous ne possédions pas d’ouvrages de synthèse qui auraient permis de
saisir les différents aspects de ce mouvement éducatif. [...]
L’Université populaire s’est conçue d’emblée
comme une institution autonome, non dépendante des autres organisations
sociales : appendice ni de l’école, ni d’un parti ou syndicat. A cette
première originalité, s’ajoute une seconde : toutes les opinions sociales
et politiques pouvaient y être présentes ». [Source]
viernes, 5 de julio de 2013
Écrits politiques - Marcel Mauss
Est-il légitime de s'engager lorsqu'on est un savant ? Oui, affirme
Marcel Mauss (1872-1950) au tournant de ce siècle, mais c'est en homme
de science qu'il convient de le faire. Autrement dit, s'il lui revient
bien d'éclairer les grands enjeux sociaux et politiques et de dire aux
sociétés si elles font bien, pratiquement et idéalement, de poursuivre
dans la voie qu'elles ont choisie, le scientifique ne saurait renoncer,
en élargissant son public, aux principes qui le guident dans l'exercice
de son métier : probité, rigueur, refus du prophétisme. Cette nouvelle
conception de la responsabilité du savant, le pionnier des sciences
sociales et humaines en France la met en pratique dès les années 1890
alors qu'il est étudiant à Bordeaux, fréquentant le Groupe des étudiants
socialistes, adhérant au Parti ouvrier français, tout en s'attachant à
définir les fondements d'un socialisme humaniste. L'Affaire Dreyfus (il
s'engagera vivement aux côtés des dreyfusards) puis la Première Guerre
mondiale (le pacifiste internationaliste qu'il est se portera volontaire
après l'assassinat de Jaurès) marqueront de façon décisive
l'intellectuel et le militant. Et tandis que, jusqu'à sa mort, Mauss
s'attachera à percer le mystère du lien social, mobilisant l'histoire
des religions, l'ethnographie, la philologie, la sociologie pour
comprendre comment les sociétés se constituent et comment elles se
reproduisent, il multipliera les interventions politiques (dans
L'Humanité avant 1920, Le Populaire ensuite, telle ou telle revue
savante, à travers aussi son engagement dans le mouvement coopératif,
les cours qu'il dispense à la Bourse du travail ou ailleurs) pour
expliquer qu'il n'est pas de démocratie sans vie associative dynamique
et sans morale fondée sur la solidarité et la réciprocité. Dans la
fidélité à Jaurès, l'adhésion au parti socialiste SFIO ira pour lui de
soi, tout comme la participation au journal L'Humanité dès 1904. A
l'heure de la montée des périls, il observera sans complaisance la
révolution d'Octobre et s'engagera dans le combat antifasciste. Les
écrits politiques de Marcel Mauss, on l'aura compris, font partie
intégrante de son œuvre. Ils sont ici présentés par Marcel Fournier,
l'auteur de la biographie de référence (Marcel Mauss, Fayard, 1994).
Fichier 1
Fichier 2
domingo, 5 de febrero de 2012
Mémoires d'un ouvrier en Espagne durant la période 1920-1940 - Balthasar Martinez
Balthasar Martinez raconte sa vie d’ouvrier syndiqué à la CNT avant
l’éclatement de la guerre, puis son internement par le régime franquiste
dans le camp de concentration de Pampelune.
Ces Mémoires ressemblent à un scénario de film. Mais c’est
bien la réalité qui est décrite. Celle de la vie d’ouvriers espagnols
avant le début de la guerre civile. Un témoignage édifiant sur la
faiblesse de l’État Républicain qui a laissé la réaction organiser son
coup d’état tout en maintenant l’exploitation des ouvriers. Un
témoignage sur une conscience révolutionnaire loin des théoriciens de
salon.
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